
Agriculture dynamique
Depuis l'achat de "Grande Maison" en 1990, le Cahier des Charges de l'Agriculture Biologique Européen est respecté. Ceci est contrôlé, chaque année, par un organisme indépendant (ECOCERT, BP 47 32600 L'Isle Jourdain), ce qui donne la possibilité d'utiliser la mention "Vin élaboré à partir de raisins issus de l'Agriculture Biologique". Cette démarche a été choisie au départ pour des raisons d'éthique personnelle et dans une optique qualitative, l'adjonction de produits chimiques devant se traduire à court ou long terme par un "avilissement" des potentialités du terroir. Depuis le départ donc, les vignes sont travaillées à" l'ancienne", c'est à dire sans désherbant, sans engrais chimique, sans aucun pesticide de synthèse. A ces techniques classiques, s'ajoutent les apports de la méthode Biodynamique depuis 1997. Les façons sont réalisées en accord avec les cycles lunaires et des épandages de préparats et de purins de plantes (orties, prèles, fougères) sont effectués plusieurs fois dans la saison. L'entretien global du vignoble exige un gros investissement humain car aux travaux habituels s'ajoute un épamprage soigné à l'intérieur des pieds de vigne, une "vendange en vert" si nécessaire, un nettoyage manuel de chaque pied de vigne après le passage des outils mécaniques pour désherber et un effeuillage manuel des 2 faces au mois d'août. Toutes ces techniques associées au qualité du terroir donnent une exceptionnelle précocité à la maturité du raisin ce qui est souvent déterminant pour réaliser des grands vins.
Le respect du calendrier lunaire s'impose à moi car les tendances facilement constatées dans les marées et connues par les pêcheurs organisent aussi la formation du végétal et donnent ses périodes de fragilité.
Une bonne observation de ce développement permet d'opérer quand c'est nécessaire, les traitements spécifiques à la biodynamie.
Les préparats (500,501, Maria Thun) visent à développer la vie microbienne des sols et sont une sorte d'apport homéopathique pour les microbes et les vers de terre.
Dans mon esprit, ils contribuent à une plus grande harmonie du végétal dans son milieu ( terre, eau, soleil).
Les autres préparats sont des activateurs de réactions dont j'apprends à me servir.
Selon la FAO, l'agriculture bio peut nourrir la planète.
La FAO constate dans un rapport que l'agriculture bio n'est plus cantonnée aux pays riches, et qu'elle est capable de nourrir la planète. L'agriculture bio est présente dans 120 pays, elle recouvre 31 millions d'hectares, pour un marché de plus de 40 milliards de dollars. Aujourd'hui, la FAO encourage les pays du monde entier à développer le bio. Les avantages qu'elle met en avant sont connus au niveau agronomique : entretien des sols (qui s'appauvrissent, victimes de l'agriculture intensive, avec la perspective de la stérilisation des sols), recours à des produits naturels contre des produits chimiques, moindre pollution, meilleur goût… L'étude produite par la FAO reconnaît encore en faveur du bio une meilleure efficience par rapport aux coûts, une résistance accrue des écosystèmes face au stress climatique, une réduction de l'utilisation des carburants fossiles… Le bio est à même de maintenir les structures rurales, d'empêcher le gonflement des bidonvilles urbains, car il nécessite plus de bras. D'un point de vue holistique, le bio est préférable. "L'agriculture biologique est un mode de gestion globale de la production qui exclut l'utilisation d'engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l'air, du sol et de l'eau, et optimise la santé et la productivité des communautés interdépendantes de végétaux, d'animaux, et d'êtres humains." affirme la FAO. L'agriculture intensive vit aujourd'hui sur les bas prix du pétrole, demain les bras seront plus économiques que les machines…
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