Grande Maison

Un château, des grands vins biologiques... élevés en fûts de chêne, à Monbazillac

Le Bergerac Rosé

La France qui est le pays le plus consommateur de vin au monde, a aussi la plus basse mortalité due aux maladies cardio-vasculaires, en dépit du fait que le niveau des facteurs de risque est semblable à celui des USA ou de la Grande-Bretagne. Le nombre de décès cardiaques ou d’infarctus non mortels en France est incroyablement plus bas que ceux des USA ou de Grande-Bretagne. À noter que les infarctus non mortels en France, pour plus de 99% sont hospitalisés et leur chiffre ne peut être mis en doute. Il faut donc invoquer quelque autre explication. D’où le "Paradoxe Français" et les études sur le vin car la consommation de vin pourrait être une explication de la protection des Français contre la maladie cardiaque. Les Américains ont été les premiers à observer qu’une dose modérée d’alcool réduisait le risque d’accident coronarien.

D’où les études entreprises par le Centre de Médecine Préventive de Nancy pour élucider le rôle du vin sur la mortalité cardiaque, cardiovasculaire, par cancer et par d’autres causes.  Le Centre de Médecine Préventive de Nancy offre, tous les cinq ans, une évaluation exhaustive de la santé à 95% de la population de l’Est de la France. L’étude porte sur 34 000 hommes, étudiés jusqu’en 1993.

 

Diminution des risques de mortalité totale

  • La référence : risque 1.0 de mortalité totale chez les abstinents

  • Risque de 0.8 pour les consommateurs dégustant entre 2 et 3 verres de vin pas jour

  • Risque de 1.0 pour la consommation d’une bouteille de vin par jour

  • Risque de 1.5 si consommation plus importante

Diminution des risques cardio-vasculaires

Dans les pays développés, la cause essentielle des décès est liée aux maladies cardio-vasculaires qui ont pour origine le dysfonctionnement de deux métabolismes : les lipides et la coagulation sanguine.
Au Etats-Unis, elles sont la cause de 2/3 des décès.
Les affections cardio-vasculaires

  • Sont souvent associées à d'autres maladies (diabète, obésité, hypertension)

  • S'accompagnent généralement d'une diminution de la section des vaisseaux sanguins qui sont obstrués par des dépôts graisseux.

Le " mauvais cholestérol " (dont le nom scientifique est le LDL) apparaît comme le principal responsable.

--> Plus on possède de mauvais cholestérol, plus on augmente les chances de développer un infarctus.

Les Français, malgré un taux de cholestérol élevé meurent trois fois moins d'un infarctus que les Américains. Deux explications :

- Les Français ont une alimentation plus variée

- Les Français boivent du vin (l’alcool pur n’a pas le même effet protecteur)

--> La consommation régulière et modérée de vin augmente la concentration de bon cholestérol (HDL) et réduit celle du mauvais cholestérol (LDL).

  • La référence : risque 1.0 de mortalité chez les abstinents

  • Risque de 0.8 pour les consommateurs dégustant entre 1 et 2 verres de vin pas jour

  • Risque de 0.6 pour les consommateurs dégustant entre 2 et 3 verres de vin pas jour

  • Risque toujours inférieur à 1 pour des consommations plus importantes

Conclusion : les buveurs de vin ont toujours une mortalité cardiovasculaire inférieure à celle des non-buveurs.

--> La consommation modérée d'alcool s'avère probablement être l'un des facteurs les plus efficaces pour la diminution des maladies cardio-vasculaires, coronariennes en particulier.

 

Le vin peut il aider à guérir du cancer ?

Des souris de laboratoire génétiquement prédisposées à développer des tumeurs ont reçu une alimentation à base d'extraits solides de vin rouge.

Résultat : les souris ne deviennent cancéreuses que beaucoup plus tard et voient leur longévité augmenter de 40 % par rapport à leurs camarades nourris normalement.

Cette surprenante étude a été réalisée par une équipe de l'Université de Californie à Davis.

Les chercheurs attribuent ce résultat à la présence dans le vin rouge de polyphénols aux propriétés antioxydantes, en particulier la catéchine. Ces mêmes protections se retrouvent dans le thé et dans de nombreux fruits et légumes.

La maladie d´Alzheimer et la démence sénile


Une étude épidémiologique du professeur Jean-Marc Orgogozo, chef du service de neurologie du CHU de Bordeaux et expert auprès de l'OMS, portant sur 3 777 habitants du Sud-Ouest de la France âgés de 65 ans et plus, dont la seule boisson alcoolisée régulièrement consommée est le vin, a donné les résultats suivants :

Les patients ont été classés en fonction de leur consommation de vin en 4 catégories : les non-consommateurs, les consommateurs légers (moins de 25 cl par jour), les consommateur modérés (25 à 50 cl par jour) et les gros consommateurs (plus de 50 cl par jour).

  • La référence : risque 1.0 d d'être touché par la démence sénile chez les abstinents

  • Risque de 0.25 chez les consommateurs modérés (entre 2 et 4 verres par jour)

 

  • La référence : risque 1.0 d'être touché par la maladie d'Alzheimer chez les abstinents

  • Risque de 0.75 chez les consommateurs légers (moins de 2 verres par jour)

  • Risque de 0.30 chez les consommateurs modérés (entre 2 et 4 verres par jour)

  • Risque de 0.50 chez les gros consommateurs  (plus de 4 verres par jour)

Les agents antioxydants du vin parviendraient à freiner les phénomènes d'oxydation et la production de radicaux libres, dont les effets dévastateurs sont à l'origine de la dégénérescence des neurones.

Différences entre les effets de la bière, du vin, et des spiritueux

Plusieurs laboratoires ont réalisé des études pour rechercher des corrélations entre l'absorption de différentes sortes de boissons alcoolisées et le risque de mortalité. Citons notamment le centre de médecine préventive de Nancy avec les moyens énoncés précédemment, l’université de bordeaux 2, et une étude danoise dont les résultats ont étés publiés par The British Medical Journal en mai 1995. Les résultats étant similaires, je ne présenterai que l’étude danoise.

L'étude danoise : Cette étude cardiaque conduite sur 10 ans, a porté sur 13 285 habitants de Copenhague : 6 051 hommes et 7 234 femmes de 30 à 79 ans.


Les résultats de cette étude montrent que :

  • avec les spiritueux, le risque de mortalité augmente à partir d'une consommation de 3 à 5 verres par jour.
  • avec la bière, le risque de mortalité est globalement constant par rapport aux abstinents
  • avec le vin, les consommateurs de 3 à 5 verres par jour ont un risque de mortalité diminué de moitié par rapport aux abstinents

Les garanties apportées par cette étude sont :

  • Cette étude financée par le Ministère de la Santé du Danemark, un pays non producteur de vin, a été menée par des scientifiques indépendants.

  • Après avoir été examinée par un comité de lecture, cette étude a été sélectionnée et publiée par une revue médicale d'un autre pays : " The British Medical Journal " qui fait partie des 4 plus sérieuses publications mondiales en matière de santé publique.

  • Cette publication a été retenue pour être présentée au grand public américain (un dimanche à 19h30), dans une émission qui est l'une des références mondiales du journalisme d'investigation télévisuel : Sixty Minutes sur CBS.

  • La quatrième garantie est que, trois ans après sa parution, cette forte médiatisation n'a aucunement été mise en cause et, au contraire de nouvelles études sont venues renforcer ces constatations.

Conclusion

Les études épidémiologiques actuelles confirment que le vin, consommé à dose modérée (2-3 verres pour les hommes, 1-2 verres pour les dames) non seulement est associé avec une baisse très substantielle (30-40%) du risque d’accident coronarien, mais également de la mortalité de toutes causes (de l’ordre de 20%). A dose très modérée, le vin semble réduire le risque de cancer mais aussi de diverses autres causes. La consommation d’une dose très modérée de vin, sans être la panacée, semble justifier a posteriori, l’habitude qu’avaient nos grands-parents et arrières-grands-parents d’offrir une bonne bouteille de vin vieux à leurs parents et amis hospitalisés

Les différentes études auxquelles je fais référence aux études menées par :

  • Etude danoise (différence des effets du vin, de la bière et des spiritueux). 1987. Sous la conduite du professeur Thokild Sorensen
  • Université de Bordeaux 2 et Centre de Médecine Préventive de Nancy. 1993.
  • CHU de Bordeaux. Sous la direction du professeur Jean-Marc Orgogozo, chef du service de neurologie.
  • Le Docteur américain Werth (parution dans la fameuse revue médicale anglaise The Lancet) en 1980.

 
 
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